RépressionHonneur des maquisards, honte d’un député UDR, solidarité avec notre camarade Jean-Yves !

Texte de l’Union Communiste Libertaire de soutien à Jean-Yves militant du Collectif antifa 23 convoqué à la gendarmerie pour avoir rappelé les faits historiques à un député UDR lors d’une commémoration pour rappeler l’exécution de jeunes maquisards en 1943.

Pour avoir rappelé les faits historiques à un élu allié à l’extrême droite lors d’une commémoration de résistants exécutés par les nazis, notre camarade est convoqué le 2 octobre par la gendarmerie de Gouzon (Creuse).

Le 7 septembre, comme chaque année, une commémoration a lieu pour rappeler l’exécution de jeunes maquisards en 1943 au Bois du Thouraud, à Maisonisses (Creuse).

Lors de cette cérémonie, le Collectif antifa de la Creuse, dont est membre notre camarade Jean-Yves, a tenu à ce que l’histoire de ce massacre soit rappelée : ces jeunes maquisards qui ont refusé le Service du travail obligatoire (STO) ont pu être arrêtés grâce à l’infiltration d’agents de la Milice, des collaborationnistes qui ont rameuté la Gestapo et l’armée allemande jusqu’au maquis.

A cette occasion, notre camarade en profite pour rappeler la filiation entre les collaborationnistes d’hier et l’extrême droite d’aujourd’hui, en premier lieu le RN. Le député (UDR/RN) Bartholomé Lenoir s’offusque qu’on ait rappelé la continuité indéniable entre les collaborationnistes de 1943 et ses alliés du Rassemblement national. Du fait de cette alliance étroite, sa présence à la commémoration a insulté la mémoire de la Résistance dans la Creuse, terre antifasciste qui a subi sévices et massacres de la part de l’occupant nazi et de ses laquais français.

Si ce sinistre élu croit qu’une plainte pour « outrage » fera taire les voix du camp de l’égalité et de l’émancipation, il se trompe. Les procédures bâillons n’entraveront pas notre solidarité. Cette attaque contre l’un d’entre nous n’est pas isolée : elle s’inscrit dans une stratégie générale de l’extrême droite de diaboliser, faire taire et si nécessaire menacer, celles et ceux qui tentent de s’opposer à elle.

Nous sommes à tes côtés camarade Jean-Yves car, comme l’a écrit Lucie Aubrac : « le mot résister doit toujours se conjuguer au présent. »

Source: https://unioncommunistelibertaire.o...