Front de Rue est un jeune groupe antifasciste lillois principalement actif dans la rue, comme son nom l’indique. Un décret du 3 juin 2026 annonce sa dissolution par le pouvoir en place : pour quel motif ? Front de Rue appelle à se donner les moyens de se défendre face à l’extrême droite et cherche à " à éliminer les groupuscules néonazis de notre ville"… Nous sommes allé·es à leur rencontre pour leur donner la parole.
Quelles ont été vos principales motivations lors de votre création ?
Le groupe Front de rue est une réaction de la jeunesse lilloise face à la présence des fascistes dans nos rues. On s’est dit que sur Lille il n’y avait plus d’équipe pour garder la rue après la dissolution de la Jeune Garde, il n’y avait plus trop de personnes qui bougeaient dans la rue donc on s’est dit que nous jeune lillois.es c’était notre job.
Quelles étaient les activités de Front de rue ?
Front de Rue était actif dans la rue et uniquement dans la rue : il y a JC via le décollage, Stych avec sa banderole, mais la mission principale du groupe restait l’autodéfense populaire.
Vous êtes le troisième groupe antifasciste après la Gale et la jeune Garde a subir ce type particulier de répression : avez-vous eu des contacts avec eux ?
Sans rentrer dans les détails, nous sommes en liaison avec quasiment tous les antifascistes d’Europe. Ce sont des personnes avec qui on entretient des liens, on a reçu beaucoup de conseils de leur part.
De quelle façon peut-on vous soutenir dans cette épreuve ?
Dans cette épreuve, nous attendons de l’antifascisme et des militant·es antifas une colère et surtout de l’organisation de leur part. Nous vous demandons nous, militants et militantes du front de rue, de vous former, de militer et de passer à l’action !
