Vannes (56)05/12 : Pas de Canon français à Vannes !

Gwened Antifa Crew organise le 5 décembre à 10h30 boulevard de la Résistance un rassemblement contre la tenue du banquet du Canon français et appelle l’ensemble des collectifs antifascistes, des syndicats, des partis politiques à rejoindre cet appel.

Après une tentative d’installation infructueuse à Quimper, le canon français compte organiser un banquet le 5 décembre prochain au Chorus, à Vannes, avec l’accord du maire, David Robo, qui déclare : "Il n’y a pas de polémique".
Après avoir accueilli Louis de Bourbon, prétendant au trône du royaume de France, à la mairie de Vannes en mai 2025, puis Marion Maréchal Le Pen au Palais des Arts en mars 2026, et après avoir adopté un ignoble arrêté anti-mendicité (en partie retoqué par le tribunal administratif de Nantes), M. Robo assume de plus en plus ouvertement sa dérive réactionnaire.
Le Canon Français ?
C’est une entreprise colonialiste créée en 2020 par Pierre-Alexandre Mortemard de Boisse et Géraud du Fayet de la Tour, financée par Pierre-Édouard Stérin (milliardaire catholique réactionnaire, exilé fiscal en Belgique depuis 2012) dans le cadre de son projet PERICLES (Patriotes, Enracinés, Résistants, Identitaires, Chrétiens, Libéraux Européens, Souverainistes). Ce projet a pour vocation d’installer à long terme une alliance entre la droite libérale conservatrice et l’extrême droite en France, tout en promouvant une vision franchouillarde de la culture, dans l’irrespect des cultures locales. Ces banquets sont d’ailleurs rejetés aussi dans le Périgord, en Alsace et en Anjou.
Outre son prix d’entrée (80€), la principale caractéristique de ces banquets est d’imiter une vision fantasmée de traditions françaises, qu’ils souhaitent imposer ici en Bretagne. Cela exalte un nationalisme qui engendre des dérives régulièrement documentées : saluts nazis, menaces de viols, chants racistes...
Ce sont des actes de nature à porter atteinte à la dignité humaine, qui est une des composantes de l’ordre public, sensé être protégé par le pouvoir de police.
Ne dremenint ket ! No Pasaràn !