Paris05-06/06 : hommage à Clément Méric, assassiné par des néonazis en 2013

Chaque année depuis 2013, le mois de juin est l’occasion de nous remémorer notre camarade Clément Méric, assassiné en pleine rue par des néonazis. Treize ans plus tard, ses combats sont toujours les nôtres. C’est pour faire vivre sa mémoire et continuer à porter ses engagements que l’Action Antifasciste Paris-Banlieue, l’Union syndicale Solidaires et le Comité pour Clément appellent à se rassembler le vendredi 5 juin à Havre-Caumartin à 18h et à manifester le 6 juin 2026 à 12h, place de la République.

La commémoration de Clément n’est pas seulement un hommage, c’est un moment où les militant·es antifascistes font bloc sous la bannière de notre camarade.
Depuis plus de dix ans, les idées qu’il combattaait se sont installées : elles progressent dans les médias, dans les institutions, dans la rue.
Ces derniers mois encore, un nouveau cap a été franchi. La mort d’un jeune néo-nazi à Lyon a été immédiatement instrumentalisée par l’extrême droite pour tenter d’inverser les responsabilités et se poser en victime. Nous refusons cettae inversion.
Nous refusons l’oubli. Clément était antifasciste et aujourd’hui plus que jamais, l’antifascisme est une nécessité vitale ; parce que ce qui lui a coûté la vie n’a pas disparu. Au contraire, les idées fascistes progressent et s’imposent dans le débat public : dans les médias, les institutions, dans la rue. Elles désignent des cibles et légitiment les violences contre les mêmes : militant·es, personnes racisées,
personnes LGBTQI+, étranger·es, syndicalistes, précaires. Pendant ce temps, les groupes d’extrême droite s’organisent, paradent et face à cela, l’État dissout celles et ceux qui résistent.
Nous ne nous laisserons pas faire. Nous continuerons à porter un antifascisme nécessaire, populaire, inclusif, internationaliste et anti-impérialiste. De la Palestine à la Kanaky, les peuples subissent encore les violences du colonialisme, du racisme d’État et du capitalisme. Le génocide en cours à Gaza, la colonisation de la Palestine, les guerres menées contre le Liban, l’Iran, ainsi que les attaques permanentes contre le Venezuela, Cuba et tous les peuples et États refusant les diktats impérialistes, participent d’une même logique de domination.
Un hommage comme celui-ci, en un jour comme celui-là, ne peut se tenir sans une pensée pour ces luttes.
Clément était également un militant syndical, convaincu que les luttes sociales passent aussi par les lieux de travail. Aujourd’hui, les attaques s’intensifient : destruction des droits sociaux, précarisation, répression des grèves et des militant·es. Les gouvernements successifs sont de plus en plus ouvertement hostiles à celles et ceux qui font tenir la société : les travailleuses & les travailleurs.
La période n’est pas au beau fixe, et le souvenir ému de notre camarade n’aide pas à aborder l’avenir avec optimisme. Malgré cela, Clément, de part sa lutte et ses combats toujours exigeants, est toujours avec nous. Des générations de militant·es, celles et ceux qui l’ont connu bien sûr, mais aussi toutes celles & ceux qui ont débuté leur militantisme dans son souvenir seront rassemblé·es. L’engagement de Clément est le nôtre. Il vit dans nos luttes, nous vivons dans les siennes. Le 6 juin, nous serons dans la rue pour affirmer que nos luttes sont liées. Antifascistes, antiracistes, féministes, syndicales, internationalistes : soyons à la hauteur de son engagement, à la hauteur de ses luttes.